Mot à motArticle sur Mot à Mot dans la Nouvelle République

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Article NRArticle sur Mot à Mot dans la Nouvelle République.

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mot à mot“Après quelques déboires administratifs dus au lancement du nouveau fonctionnement, nous accueillons enfin nos premiers stagiaires sur Melle, Saint-Maixent et Sauzé.”

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Quelques mot de la Présidente, Patricia Carré : “Avec quelques mois de décalage en raison de la crise sanitaire, nous avons tenu notre assemblée générale dans nos nouveaux locaux de la rue Jules-Ferry. Cette assemblée générale statue sur un programme qui est déjà enclenché. Depuis le 17 mars et jusqu’à la fin du mois de juin, les cours se sont déroulés à distance. Nous avons perdu une partie de nos élèves pendant cette période.

Nous voulons continuer à donner de l’autonomie à des personnes qui ont de grandes difficultés avec la langue française. Ça passe par le français, le calcul, la géométrie, l’informatique et le code de la route. Tout ça va dans le même sens, permettre d’entrer plus facilement dans la vie professionnelle et sociale.

Le premier gros changement pour nous cette année, c’est l’Habilitation de Service Public que nous avons signée avec la Région. Cela implique davantage d’obligations et de rigidité dans l’acceptation des stagiaires, avec un temps de formation limité.

Nos nouveaux locaux de Melle nous permettent de tripler notre surface de vie, c’est un vrai plus pour la vie de l’association. Ce sont des locaux adaptés à notre fonctionnement.

Notre local de Saint-Maixent-l’Ecole est devenu trop petit, nous espérons que la municipalité pourra nous en mettre de plus grands rapidement à notre disposition.

AG 2020 TELECHARGER le PDF

L’assemblée générale de Mot à Mot s’est tenue l’après-midi du 15 mai 2019.
Outre notre vie associative, c’était l’occasion de présenter et d’expliquer nos activités pédagogiques.
La citation d’ Albert EINSTEIN reprise par notre présidente Patricia CARRÉ, exprimait un message fort :

“La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.”

Clic pour voir le diaporama : AG 2019

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS, REJOIGNEZ NOUS.

L’analphabétisme, de quoi s’agit-il ?

L’analphabétisme concerne les personnes n’ayant jamais appris de codes écrits dans aucune langue. Aujourd’hui, ces personnes sont majoritairement étrangères et en provenance de pays où l’instruction n’est pas obligatoire. En France, elles représentent moins de 1% de la population et regroupent les gens du voyage, les personnes étrangères naturalisées, les personnes issues des IMP…

Dans le monde, des millions de personnes souffrent de ce handicap invisible, difficile à repérer, d’autant que les personnes analphabètes éprouvent souvent un sentiment de honte et ont de ce fait tendance à dissimuler leurs difficultés. L’analphabétisme est un vecteur de graves inégalités, synonyme d’exclusion sociale, mais aussi de retard de développement économique pour les pays les plus touchés. Comment trouver un travail lorsqu’on ne connaît pas son alphabet ? Comment valoriser et aider ses enfants à l’école lorsqu’on ne sait ni lire ni écrire ? Comment éviter le sentiment de honte et avoir une image positive de soi ?

Dans sa forme générale, jusqu’au début des années 1980, l’analphabétisme est considéré en France comme un problème réglé, qui ne concerne plus que la population immigrée, notamment d’Afrique. Soit il s’agit de personnes jamais scolarisées, presque toujours d’origine immigrées, et il est prévu des cycles de formation d’« alphabétisation » (ces personnes sont les seules, en France, à pouvoir être qualifiées d’« analphabètes »). Soit il s’agit d’un problème d’insuffisance en français seconde langue, et les formations proposées s’appellent « français langue étrangère » (FLE).

En 1981, le rapport Oheix sur la pauvreté souligne le fait que beaucoup de Français ont des compétences limitées en lecture et en écriture. L’association ATD Quart-monde avait créé le terme « illettrisme », pour alerter l’opinion sur la nécessité de satisfaire le besoin de culture des Français pauvres dont les compétences en lecture et en écriture étaient limitées, le terme « analphabète » étant jugé péjoratif.

Ainsi, le mot « illettrisme » fut utilisé pour décrire une personne ayant suivi le cycle de l’école primaire française sans pour autant y avoir acquis les compétences requises.

Un mouvement dit de « lutte contre l’illettrisme » se développe avec la création du GPLI (Groupe permanent de lutte contre l’illettrisme) puis de l’ANLCI (Agence nationale de lutte contre l’illettrisme).

Le mot « illettrisme » fut redéfini en 2003 par l’ANLCI. Les formations proposées aux illettrés sont classées selon le niveau d’illettrisme, allant jusqu’à la remise à niveau des savoirs de base. « Agir ensemble contre l’illettrisme » fut Grande cause nationale 2013. (Source : https://fr.wikipedia.org)

Le FLE : français langue étrangère

Cette appellation désigne les personnes ayant été scolarisées plus de 5 ans dans une autre langue que le français.

Mot à mot est là pour vous aider, luttons ensemble.

L’illettrisme, de quoi s’agit-il ?

Relèvent de situations d’illettrisme, les personnes françaises ayant été scolarisées mais ne maîtrisant pas suffisamment leur langue pour faire face aux exigences requises dans leurs vies sociale, professionnelle, culturelle et personnelle. La personne n’a pu retenir les savoirs de base, les raisons les plus fréquentes correspondent à des situations multiples qui sont parfois cumulées :

– Parcours scolaire en pointillé, maladie, situations familiales difficiles, instabilité géographique ou affective, école buissonnière…
– Manque d’entraînement, le stagiaire ne lit pas, n’écrit pas. progressivement, il « désapprend » le peu qu’il avait appris.
– Problème cognitif périnatal ou post-traumatique qui perturbe la compréhension et la mémoire.
– Sortie prématurée du système scolaire, mise en activité précoce sur un poste exigeant peu ou pas de connaissances de base, sans utilisation de l’écrit,
– Le parcours scolaire s’est fait massivement en institution spécialisée où les savoirs de base ne sont pas toujours au premier plan
– L’école n’intéressait pas du tout la personne qui, tout en étant présente, ne fixait pas les données…

L’illettrisme, pourquoi le combattre ?

La détresse d’une personne illettrée n’est pas forcément perceptible,mais sa dépendance ne peut que la gêner.

Toute personne a droit à la formation et porte en elle-même des capacités d’apprendre : elle peut reprendre son parcours à un moment de sa vie pour se donner de nouvelles chances ou simplement un meilleur confort pour une meilleure autonomie au quotidien.

  • Forme d’exclusion dans le monde du travail

Le « lire – écrire – compter – s’exprimer – raisonner » est une réalité omniprésente dans notre vie. C’est une nécessité pour tout travail, même si des stratégies ont permis à une personne de dissimuler son « handicap » :

– lire des consignes, … et les comprendre,
– établir une liste d’objets, d’actions ou une commande,
– lire une date ou une mise en garde sur un produit,
– comprendre des schémas d’organisation du temps, des espaces…

  • Forme d’exclusion dans la vie citoyenne

C’est une nécessité pour une vie autonome, dans la vie quotidienne, pour :

– lire un courrier reçu,
– se repérer dans une ville, dans un quartier nouveau,
– remplir des documents administratifs, les comprendre,
– lire et répondre aux écrits qui entourent la scolarité d’un enfant,
– faire une réclamation auprès des services compétents,
– comprendre une situation, s’expliquer, décider…

Vaincre l’illettrisme pour comprendre son environnement, communiquer, s’expliquer, agir, retrouver ainsi sa totale dignité et accéder au plaisir de lire, d’écrire, de créer, vecteurs de développement personnel auxquels chacun a droit.

 

QUELS SONT LES CRITÈRES DES SAVOIRS DE BASE ?

Une situation d’illettrisme se détermine à partir de 4 compétences qui sont :

  1. Savoir communiquer avec les autres par le langage oral et écrit (lecture d’un texte et compréhension),
  2. Savoir compter (additionner, soustraire, multiplier, diviser, mesurer, et connaître le sens des opérations),
  3. Savoir se repérer dans le temps,
  4. Savoir se repérer dans l’espace (lecture de tableaux, de graphiques,…)

Le nombre de personnes concernées par l’illettrisme en France est de 7%.

Mot à mot est là pour vous aider, luttons ensemble.